vendredi 21 août 2015

Saint Martin de Tours

Saint Martin de Tours, soldat, ermite puis évêque (316-397)
La vie de saint Martin nous est connue par le récit qu’en fit l’historien saint Sulpice Sévère, qui l’a personnellement rencontré.
Cet européen avant l’heure, symbole de la valeur universelle du partage, naquit en 316, à Savaria, en Pannonie (actuelle Hongrie) de parents païens. Il passa sa jeunesse à Pavie (ville située près de Milan, en Italie), où son père était militaire dans l’armée romaine. Vers l’âge de quinze ans, il fut enrôlé de force dans l’armée romaine, et fit son service dans la cavalerie.
En 337, en garnison à Amiens, en France, il partagea la moitié de son manteau pour la donner à un pauvre qui mourait de froid. Il eut alors la révélation de la foi et se convertit au christianisme. C’est pourquoi Martin décida alors de quitter l’armée. C’est en 356, à Worms, en Allemagne, qu’il en obtint l’autorisation. Il se mit alors au service de saint Hilaire, évêque de Poitiers, en France, qui le forma et lui confia la fonction d’exorciste. Parti retrouver ses parents dans sa Pannonie natale, il convertit sa mère ; mais son père refusa. Il s’installa ensuite à Milan, en Italie, pour essayer de retrouver Hilaire, alors en exil. Chassé de Milan, il partit s’isoler pour un temps sur l’île de Gallinaria, sur la côte ligure. Puis il revint en France pour rejoindre saint Hilaire ; sur les conseils de celui-ci, Martin s’installa comme ermite près de Poitiers, et fonda le monastère de Ligugé, premier monastère d’Occident.
Enlevé par les Tourangeaux qui voulaient en faire leur évêque, Martin fut élu évêque de Tours le 4 juillet 371. Il créa le monastère de Marmoutier, près de Tours, et fonda les premières églises rurales de la Gaule. Saint Martin mourut le 8 novembre 397 à Candes-Saint-Martin et fut enterré le 11 novembre à Tours.


Saint patron des commissaires maréchaux ferrants, mendiants, policier, soldats.
Attributs : Tenue d' évêque, croix , épée, mendiant, cheval
Il est fêté par les catholiques le 11 Novembre


 


Jésus au calice

« 11.25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. »

 


La flagellation de Jésus

La Flagellation est une punition prévue par le droit pénal Romain pour être infligée aux condamnés à mort. Elle fait partie du châtiment prévu, de la sentence d’un tribunal. Comprendre la flagellation implique donc de la resituer dans son contexte juridique et de comprendre les enjeux du procès de Jésus. Celui-ci se joue en trois actes : l’interrogatoire de Jésus par le Sanhédrin et le procès devant Pilate, au cours duquel se situe une comparution devant Hérode. Ces trois actes se dénouant dans le choix à effectuer entre Jésus et Barabbas.

 


dimanche 12 juillet 2015

Jesus le bon pasteur

Le Bon Pasteur (ou Bon Berger dans certaines traductions de la Bible) est un des vocables, ou « titres », par lesquels Jésus s'identifie (Jn 10. 11). Il fait partie des sept paroles Je suis... que l'on trouve uniquement dans l'évangile de Jean et fait allusion à un aspect de la mission de Jésus : celui qui rassemble, guide, recherche (celui qui est égaré) et donne sa vie pour les autres. Il faisait paître ses brebis, ou ramenait la brebis égarée.

 




mardi 16 juin 2015

Notre-Dame de Liesse

Notre-Dame de Liesse est née de miracles, de multiples signes d’amour de Notre-Dame envers ce lieu, en ce beau Pays de France, dont elle est la Reine. Le premier miracle, qui fut à l’origine de la construction de ce sanctuaire de Liesse, est tellement merveilleux qu’il fut considéré par certains comme une légende. Mais n’est-ce pas le propre du miracle que de dépasser l’entendement humain ?
Celui-ci remonte à l’an 1134, selon une inscription de cette même année, retrouvée en 1721 : trois chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, les chevaliers d’Eppes, faits prisonniers en Terre Sainte et conduits dans les prisons du sultan du Caire, refusèrent de se faire apostats et musulmans ; loin de se laisser convaincre par la fille du sultan, Ismérie, ils lui expliquèrent que Jésus, Dieu fait homme pour sauver tous les hommes, était venu pour elle aussi ; une statue de la Vierge Marie en bois noir, miraculeusement arrivée toute sculptée durant la nuit, montra à la jeune fille ce qu’était la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus ; de plus Notre-Dame apparut à Ismérie, lui disant « Aie confiance, j’ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d’un trésor incomparable, par toi, elle recevra d’innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »
S’évadant de nuit avec la fille du sultan, les trois chevaliers, après avoir traversé le Nil, s’étant endormis, se retrouvèrent, une fois réveillés, en France, sur leurs terres, près de Laon, avec Ismérie et la statue miraculeuse. Notre-Dame les avait tous quatre rendus à la liberté et ils firent édifier une église là où la Sainte Vierge, sa statue devenant soudain trop lourde et intransportable, manifesta son intention de voir ériger un sanctuaire : là, joie dans les cœurs et liesse populaire, actions de grâce et chants de louange à Notre-Dame purent s’exprimer tout au long des années et des siècles, hormis les temps de folie, d’apostasie et de sacrilège de la révolution dite française- au cours de laquelle la statue fut brûlée- et les temps des deux guerres mondiales, spécialement durant la grande guerre 1914-1918 .
Les miracles à Notre-Dame de Liesse furent innombrables et la sollicitude de la Sainte Vierge pour son peuple s’exprima tout au long de l’histoire de France. Beaucoup de rois de France, de Louis VII à Louis XIV, y vinrent en pèlerinage, Notre-Dame de Liesse étant devenue un lieu majeur de pèlerinage en France. Une nouvelle statue y fut installée et couronnée en 1857. Le sanctuaire, érigé par le pape Pie X en basilique mineure en 1910, échappa aux destructions de la guerre 1914-1918. On peut notamment y admirer un très remarquable jubé de 1616, offert par Marguerite de Guise-Lorraine, et un très beau retable à saint Joseph du XIXème siècle. La basilique possède un carillon de 31 cloches, dont 8 sonnent les heures et l’Angélus.

Patronne du diocèse de Soissons, la dévotion à Notre-Dame de Liesse s’est répandue en France et dans le monde entier. Toutefois, en France même, cette dévotion à Notre-Dame de Liesse gagnerait aujourd’hui à être ravivée, tout comme les pèlerinages en ce magnifique sanctuaire.

  





lundi 15 juin 2015

Saint Quirin de Neuss

Saint Quirin, d'origine romaine et païenne, était un officier de l'empereur Trajan. Il avait le grade de tribun. L'an 116, sous le consulat d'Æmilius Æmilianus et de Lucius Vetus, l'empereur Trajan, revenant d'une campagne victorieuse contre les Parthes, apprit que le préfet de Rome, Hermès, avait renoncé à la religion de l'empire romain pour adhérer au christianisme et qu'il avait même été baptisé par le pape Alexandre. De Séleucie, où il se trouvait alors à la tête de son armée, Trajan envoie à Rome son général Aurélien, avec la mission expresse de faire arrêter tous les chrétiens et de les mettre immédiatement à mort s'ils persistaient dans leur religion. L'ordre est exécuté, mais Trajan ne revoit plus Rome ; il meurt sur le chemin du retour. Hadrien, fils adoptif de Trajan, fut aussitôt proclamé empereur par ses soldats, et le premier acte officiel qu'il posa, fut de confirmer l'ordre de son prédécesseur. Et la persécution devint de plus en plus sanglante.

Sur ces entrefaites, Aurélien arrivé à Rome, fit arrêter Hermès, préfet de la ville, et après quelques investigations, parvint à mettre la main sur le pape Alexandre, qu'il fit enfermer dans la prison de l'État. Hermès, au contraire, et conformément à une vieille coutume locale, fut confié à la vigilance de Quirin, qui l'incarcéra dans la prison de sa maison.

Quirin s'efforça de le ramener au culte des dieux de Rome. Hermès restait inébranlable et Quirin, vaincu par tant de foi et de droiture, commença à douter. Or Quirin avait une fille, Balbine, qui souffrait des écrouelles, ce qui l'empêchait de se marier. Il demanda au pape Alexandre de guérir sa fille. On fit toucher à l'enfant les chaînes qui tenaient captif le saint pape, et immédiatement, la maladie cessa. Ce miracle acheva de convertir Quirin qui reçut le baptême.

Quirin est arrêté, on le traîne au tribunal où il est questionné. Le juge essaye de le faire renoncer à sa foi. Mais rien n'y fait ; Quirin croit en Jésus-Christ et préfère la mort à l'apostasie. Les bourreaux préparent le supplice et allument les torches. Quirin ne bronche pas. On lui arrache la langue, on lui casse les os à coups de bâton, on le torture dans les flammes des torches. Quirin, soutenu par la grâce, garde son calme. Finalement, on lui coupe les mains et les pieds, et les bourreaux lui tranchent la tête. C'était le 30 mars de l'an 130. Le corps de saint Quirin fut abandonné sur la voie publique pour servir de pâture aux bêtes. Sainte Balbine, sa fille, l'enleva la nuit et l'inhuma dans la sépulture de Prétextatus, le long de la Via Appia, où il resta jusqu'en l'an 758. 


Saint patron des nobles, invoqué pour la guérison des maux de tête et d'oreilles, des écrouelles, des oreillons, des rhumatismes, des fièvres et des maladies de la peau.
Attributs : habits de tribun romain, palme, épée.
Il est fêté par les catholiques le 13 Mars.

 


vendredi 12 juin 2015

Pape Pie IX

Giovanni Maria Mastai Ferretti a été pape sous le nom de Pie IX (en latin Pius IX, en italien Pio IX). Il est né à Senigallia (Italie), le 13 mai 1792 et mort au Vatican le 7 février 1878 à l'âge de 85 ans. Son pontificat de 31 ans est le plus long de l'histoire de la papauté après, selon la tradition, celui de Pierre.

Pie IX est le pape qui a proclamé le dogme de l'Immaculée Conception. Il a également convoqué le premier concile œcuménique du Vatican qui définit notamment l'infaillibilité pontificale. Ce concile est interrompu quand les troupes italiennes envahissent Rome. Pie IX est le dernier souverain des États de l'Église, qui disparaissent en 1870.

Il a été proclamé « bienheureux » par l'Église catholique en 2000.