jeudi 21 juin 2018

Saint Léger d'Autun

Issu d'une vieille famille franque de la région de Poitiers, apparenté aux nobles burgondes, évêque d'Autun à partir de 663, il est mêlé de très près aux luttes entre la Burgondie (Centre et Est de la France) et la Neustrie (Nord de la France).

Contre la tendance centralisatrice de la Neustrie, il défend les usages et l'autonomie de la Bourgogne. Mais Ebroïn, le maître du palais de Neustrie assiègera Autun. Pour épargner la famine à sa ville, Saint Léger se livre. Il a les yeux brûlés et la langue coupée. Un synode convoqué par Ebroïn le déclare "prêtre indigne" et il est interné chez des religieuses. Deux ans après, il sera décapité, dans une forêt, non loin de Fécamp. Un autre synode le réhabilitera et lui donnera le titre de martyr.


Saint patron des meuniers.
Attributs : tenue d'évêque, palme livre, langue et yeux brulée.
Il est fêté par les catholiques le 2 octobre.


 

vendredi 8 juin 2018

Jésus parmi les Docteurs


Cet épisode de l'enfance du Christ est raconté par saint Luc (II, 41-50). Chaque année, la Vierge et Joseph avaient coutume de se rendre à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Le Christ, alors âgé de douze ans, resta un jour dans la ville après la fête, à l'insu de ses parents. Ces derniers, inquiets, le cherchèrent pendant trois jours et finirent par le retrouver dans le Temple, "assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. (...) Et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses". Lorsque sa mère lui demanda pourquoi il n'était pas reparti avec eux, le Christ lui répondit : "Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père ?"


lundi 14 mai 2018

Sainte Gertrude de Nivelles

Née en 625-626. Son père Pépin l'Ancien, maire du palais du roi Dagobert, avait légué à sa femme et sa fille Gertrude des terres sur la rive gauche de la Thines.

En 640 les deux femmes fondent une abbaye qui subsistera jusqu'en 1798.
Gertrude, arrière grand-tante de Charlemagne, en sera la première abbesse, elle est alors âgée de 20 ans.

L'abbesse était aussi le maire et le juge de Nivelles; Nivelles fut dirigé par une femme jusqu'à la Révolution française.

Gertrude mourut le 17 mars 659, dans sa trente-troisième année, et fut aussitôt vénérée comme une sainte.
Deux récits (écrits l'un vers 691 et l'autre environ un siècle plus tard) font état de miracles survenus dès le moment de sa mort au contact de ses reliques . Son culte se répandit dans tout le Brabant, où il jouit d'une immense popularité, puis dans toute la Rhénanie, les Pays-Bas et une partie de la Picardie.
On l'invoqua pour être protégé dans les voyages, les fileuses la prirent pour sainte patronne, et comme sa fête est célébrée au moment où on doit reprendre les travaux du jardin, les jardiniers à leur tour la choisirent pour protectrice, la priant spécialement de les protéger des invasions de rats et des souris ; enfin, puisqu'elle excellait à faire fuir ces nuisibles, elle devint la sainte patronne des prédateurs naturels des rats et souris : les chats !


Sainte patronne de Nivelles, des voyageurs, des fileuses, des jardiniers et des chats. Invoquée pour se protéger des rongeurs.
Attributs : Représentée en habit d'abbesse avec crosses, rats et souris à ses pieds.
Elle est fêtée par les catholiques le 17 Mars.

 

mardi 20 mars 2018

Les Rois Mages

Dans la religion chrétienne, les rois mages sont des personnages riches et puissants venus de Bethléem pour adorer Jésus peu après sa naissance. En bons astronomes, ils observent les étoiles et en repèrent une différente des autres. Ils l’interprètent comme un présage très important: la naissance du roi des juifs. Les rois mages suivent le déplacement de cette étoile particulière et sont menés à l’étable où Jésus vient de naître. En s’y rendant, ils apportent des cadeaux très symboliques. Ces mages sont Balthazar, Gaspard et Melchior.
Balthazar est décrit avec un visage noir, il est descendent de Cham, fils de Noé et représente l’Arabie. Il offre de l’or (réservé aux rois), symbole de la royauté de Jésus. Melchior est décrit comme étant jeune, au visage asiatique et représente l’Inde. Il offre de l’encens (employé pour honorer Dieu), symbole de la divinité de Jésus. Gaspard quant à lui, représente la Perse et est figuré comme un vieillard aux cheveux blancs. Il offre la myrrhe (utilisée pour embaumer les morts), symbole du fait que Jésus était également un homme et annonce sa mort sur la croix.




vendredi 9 février 2018

Le Christ rédempteur

L’étape ultime de ce « rachat » (ou « Rédemption ») est, selon le dogme énoncé par la théologie chrétienne, Jésus-Christ (le « Rédempteur »), étant Dieu, se faisant homme (Jean 10:30; Jean 14:9). Toujours fidèle, après de multiples rappels et tentatives (parabole des vignerons meurtriers : Lc 20 :9-14), Dieu envoie en effet son fils unique pour racheter l’homme et l’extirper de l’esclavage du mal, dans lequel il retombe souvent. Par amour, Dieu rétablit l’homme dans sa liberté, car ce qu'il souhaite, c'est recevoir de l’homme un hommage d’amour libre.




mardi 12 septembre 2017

Jésus le bon pasteur

Jésus disait aux Juifs : " Je suis le bon pasteur. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie, pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. "


  


mardi 30 mai 2017

Sainte Élisabeth de Hongrie


Élisabeth de Hongrie vécut de 1211 à 1228 au Château de Wartbourg auprès de son époux le landgrave Louis IV de Thuringe et de leurs trois enfants mais aussi de sa belle-mère l'impérieuse Sophie.
Des franciscains allemands lui font découvrir l'esprit de saint François d'Assise et elle décide alors de renoncer à une vie de luxe et de frivolité pour se mettre au service des pauvres.
Sa piété la fait juger extravagante voire indigne par la cour et notamment sa belle-mère, la landgravine Sophie. Ainsi entrant dans une église, la jeune souveraine dépose sa couronne au pied de la croix; Sa belle-mère la critique et lui fait remarquer publiquement que son attitude est indigne d'une princesse. Elisabeth lui rétorque qu'elle ne saurait porter une couronne d'or quand son Dieu porte une couronne d'épine...
On dit qu'elle portait secrètement du pain aux pauvres d'Eisenach, à pied et seule, ce que réprouvait son mari. Un jour qu'il la rencontra sur son chemin, celui-ci, contrarié, lui demanda ce qu'elle cachait ainsi sous son manteau. Elle lui répondit d'abord que c'étaient des roses, puis, se rétractant, elle lui avoua, pour finir, que c'était du pain, et lorsque son mari lui ordonna alors d'ouvrir son manteau, il n'y trouva que des roses : c'est le miracle de sainte Élisabeth de Hongrie.


Sainte patronne du personnel hospitalier, des boulangers, des mendiants et des organisations charitables.
Attributs : Vêtement de princesse et couronne, tablier rempli de roses, donant l'aumône aux pauvres .
Elle est fêtée par les catholiques le 17 Novembre.